29 juillet 2009
Tout est calme dans le parc
voici un texte entrelacé que j'ai composé cette année à l'atelier:
C'était une journée idéale pour aller se balader dans le parc avec les enfants. On était en mai et le soleil resplendissait.
Capitaine ! Nous avons un problème ! Prévenez la reine ! Les ennemis attaquent ! Ils ont déjà franchi la frontière !
Ils aimaient les mercredis après-midi, ils riaient et couraient dans l'herbe. Il n'y a rien de meilleur pour le moral que le rire des enfants.
- Combien sont-ils ?
- Plus de cinq cents, ils approchent du mont de terre. Des noires encore une fois, il faudra se battre jusqu'à la mort ! Faites sonner l'alaaarme !!
Ils jouaient à des jeux qu'ils s'inventaient, dans leur petit monde, s'imaginaient princes, princesses, rois ou reines, chevaliers ou soldats.
Chargez à l'assaaaut ! A mort, sus à l'ennemi !
En rangs serrés, les deux camps s'affrontèrent soudain ! Chocs violents, massacres, membres arrachés, corps jonchant le sol terreux, bruits sourds de mandibules...
Boum, pan, je suis le gendarme, vous êtes les voleurs.
En les regardant, je me replongeais dans mes souvenirs : mes petits soldats de plomb, mon château-fort, les cow-boys et les Indiens...
Serrez les rangs ! Chargeeez ! L'armée noire se décime, il y a du sang partout.
La bataille tourne à l'avantage des rouges qui se mettent à chanter des chants lugubres qui glacent les survivants !
Ils s'éloignèrent et se regroupèrent en formant un cercle, scrutant le sol.
Qu'ils étaient mignons ces petits anges!
Hé r'gardez, des fourmis!
La bataille est terminée ! Hourrah ! Nous avons vaincu !
Les noires ne sont plus ! Rentrons prévenir la reine !
Mais qu'est c'que c'est que ça là- haut ?
Vas-y, c’est celui qui en écrase le plus :
une, deux, trois, quatre... et r'gardez, elles courent super vite, ces fourmis !
Rentrons au camp ! et vite !
Une deux, une deux, une deux...
boum, flop, scratch, flap...
Ha c'est Nicolas qui a encore gagné !
Il gagne toujours à ce jeu-là !
Hé hé ! trente-neuf à moi tout seul !
Les enfants, voilà le marchand de glaces !
Tout est calme dans le parc.
28 juillet 2009
pluie de mots
J'entrais dans une vieille librairie
Soudain il plut des livres!
Je les ai reçu en plein dans mon imagination,
ô mousson bienfaitrice,
Orage de mots, cataclysme de phrases et cyclone de pages...
J'ai lu tous les livres et les mots libres,
Virevoltent dans ma tête
Sur un air de valse aérienne
Leur pages telles des ailes les font s'envoler, zigzaguer
Puis assis à une table devant une feuille
Je les pêche ,
Je les donne à mon bras, ma main, mon oeil
Je les réordonne et leur redonne leur place.
Lisez les applaudissez les
Je vous les offre en spectacle
une histoire de robe
Le robe rouge, pourpre elle était fière.
elle sentait bon les fruits, les fleurs.
Elle dansait et tournait, elle vivait.
Je l'ai embrassé et je l'ai gouté
dans un long baiser nous avons communié
ensemble contre l'adversité...
Une femme?
Mais non pardieu une rasade!
Du jus de la treille , sang du christ,
Boisson des amants ou des assassins qu'importe!
Pourvu qu'elle m'enchante et me chante,
Les délices d'un autre monde.
Déjà je vois Bacchus abreuver le monde,
De cette douce ivresse.
Déjà j'entends les flutes, les pans et les silènes,
Jouir de cette magnifique fête.
Et je me plonge la tête en avant dans ce carnaval antique,
Et je parle et je chante et j'oublie le temps et le monde.
Le vin nous transporte.
Ou donc direz vous?
A votre guise, mais soyez maitres,
des mondes que vous créez.
et méritez ce vin qui coule.
Evoé
Divin breuvage ancestral,
Musique ruisselante,
Fontaine de jouvence,
Écoulement de sang frais,
Le sang de la terre, fils du soleil,
Mi acide, mi sucré,
Je le respire, je le hume , quel parfum!
Ce vin dans son ballon m'appelle,
Il désire explorer les recoins de mon corps
Je cède à la tentation enfin!
Goutte à goutte , je goute ce calice.
Souvenirs d'autres verres en bouche semblables,
souvenirs de chansons, de repas, de tables.
Je déglutis ce liquide liquoreux
Il délit les langues et tue les timides,
Il relâche les paroles attachées au fond de soi,
Il ouvre le chansonnier, et les gaillards braillent,
Il favorise la verve, la volonté et l'ambition,
Il nous pose le cul sur un nuage à mi-chemin entre ciel et terre
Plus près des astres et de la lune que du sol
Extase bienfaitrice, libératrice des maux, des mots.
Évoé, Gloire à Bacchus et au jus de la treille,
qui nous rendent démiurges,
créateurs de monde à notre image!
11 mars 2008
Odeurs de café
Odeurs de café, boissons houblonnées,
La vie passe comme le liquide fuit...
Et les générations se succèdent, s'embrassent, festoient, se réconfortent, se confortent,
Confortablement installés...
Et leurs enfants viendront peut être à leur tour
Acheter un moment de vie...
Odeurs de café, boissons houblonnées
La vie passe comme le liquide fuit...
03 mars 2008
Bernard Dimey
j'ai eu un coup de coeur pour ce poète de la démesure...originaire de Nogent il arrive à Paris à 25 ans et va décrire dans ses chansons et poèmes les bistrots , les troquets parisiens et la vie...
dommage qu'il ne soit pas plus connu, cet artiste a un réel talent!voilà son site officiel:
http://parolesdedimey.free.fr/
voyez par vous même...
JE NE DIRAI PAS TOUT
Je ne dirai pas tout
J'aurai passé ma vie à me décortiquer, à me déshabiller
A donner en spectacle à n'importe quel prix ce que j'avais
De plus précieux, de plus original
Plus vivant que moi-même
Au prix de quels efforts
Je ne le dirai pas
Je ne dirai pas tout
On passe au beau milieu de ses contemporains et la
figuration n'est pas intelligente
Ils ont tous un cerveau fendu par le milieu
Dont toute une moitié se transforme en silex
Je vais jour après jour, envers et contre tout, vers mon
Point de départ
Cercueil aussi tranquille, aussi doux qu'un berceau
Le besoin de parler ne m'a pas réussi
Les hommes sont cruels et crèvent de tendresse
Les femmes sont fidèles aux amours de hasard
Tout le talent du monde est à vendre à bas prix et qui
L'achètera ne saura plus qu'en faire
L'animal a raison qui sait tuer pour vivre...
Les animaux sont purs, ils n'ont pas inventé la morale
Au rabais, les forces de police
Ni la peur du néant, ni le Bon Dieu chez soi
Ni l'argent ni l'envie
Ni l'atroce manie de rendre la justice
Les poissons de la mer n'ont pas d'infirmités
Là, chacun se dévore et s'arrache et s'étripe
Et le meilleur des mondes est encore celui-là
Sans paroles perdues, sans efforts de cervelle,
Mensonges cultivés, mis au point, sans techniques...
L'antilope sait bien qu'un lion la mangera, elle reste
Gracieuse
La savane est superbe, elle y prend son plaisir
Et moi
De jour en jour
Je suis comme un crapaud, de plus en plus petit,
Écrasé, aplati malheureux sous une planche de jardin
Le soleil me fait peur... Vos regards d'imbécile ont eu
Raison de moi
Je ne dirai pas tout
J'ai compris trop de choses
Mais de comprendre ou pas nul n'en devient plus riche,
La vie comme un brasier finira par gagner
Attendu que la cendre est au bout de la route
Et que tous les squelettes ont l'air d'être parents
Je croyais autrefois, à l'âge des étoiles et des sources et
Du rire et des premiers espoirs
Être né pour tout dire
N'être là que pour ça
Intoxiqué très tôt par le besoin d'écrire, je me suis
Avancé parmi vous, pas à pas,
Et l'on m'a regardé comme un énergumène
Comme un polichinelle au sifflet bien coupé
Qui savait amuser son monde...
A la rigueur...
Le faire un peu sourire, le faire un peu pleurer
J'aurais pu devenir assez vite un virtuose mais le goût
M'est passé de parler dans le vent
Je ne dirai pas tout
J'ai le sang plein d'alcool, d'un alcool de colère
Et je vais achever ma vie dans un bocal comme un poisson
Chinois
Peut-être un cœlacanthe...
J'aurai, j'en suis certain, de l'intérêt plus tard
Vous aurez des machines à faire parler les morts
Je vous raconterai mes crimes et ma légende et je vous
Offrirai des mensonges parfaits
Que vous mettrez en vers, en musique, en images
Mais vous aurez beau faire
Je ne dirai pas tout !
Je suis le descendant du vautour et du poulpe
Mes ancêtres, autrefois, survolaient vos jardins
Et sillonnaient vos mers
Je ne dirai pas tout... Tant de peine perdue
On peut avoir à dix huit ans l'impérieux besoin d'aller
Prêcher dans le désert
Devant un auditoire de fantômes illettrés, de beaux
Analphabètes ou de milliardaires courtois
Ni plus ou moins idiots qu'un ouvrier d'usine...
Mais l'âge m'est passé des sermons de ce genre
Je ne dirai pas tout !
Or, tout me reste à dire.
et puis au lux bar...petite histoire d'un bistrot parisien...
Les feignants du Lux-Bar, les paumés, les horribles,
Tous ceux qui, rue Lepic, vienn'nt traîner leurs patins,
Les rigolos du coin, les connards, les terribles
Qui sont déjà chargés à dix heur' du matin...
Les racines au bistrot, ça va pas jusqu'à Blanche,
Et même les Abbesses, ils ont jamais vu ça!
Avec dix coups d'rouquin ils se font leur dimanche
Et je les aime bien, je n'sais pas trop pourquoi.
Y a Jojo qui connaît des chansons par centaines,
Qui gueule comme un âne avec un' voix d'acier
Et sur un ch'val boîteux va bouffer tout' sa s'maine,
Qui crèv'rait si demain on supprimait l'tiercé,
Et l'patron du Lux-Bar, c'est l'Auvergne en personne,
Bien avant d'savoir lire il savait d'jà compter,
Mais tous les habitués viennent pour la patronne
Et lui, le malheureux, s'en est jamais douté!
Et puis y a les souris des rues avoisinantes
Au valseur agressif, au sourire accueillant,
Qui font toujours la gueule et sont toujours contents,
Qui racontent leur vie en sèchant leur coup d'blanc.
Au Lux-Bar on s'retrouve un peu comme en famille ;
L'poissonnier d'à côté, çui qui vend du requin,
Vient y boir' son whisky parmi les joyeux drilles
Qui ne sont rien du tout, mais qui sont tous quelqu'un.
Les copains du Lux-Bar, les truands, les poètes,
Tous ceux qui dans Paris ont trouvé leur pat'lin
Au bas d'la rue Lepic viennent se fair' la fête
Pour que les Auvergnats puissent gagner leur pain.
bravo l'artiste!
25 février 2008
rabelaisien...
Fils de Pantagruel et de Gargantua
je mange de poésie et d'ivresse je bois.
Et que la vie coule à flots!!
Puisqu'elle passe si vite...
Enfant, adulte de même, profite....
Oublies ce temps qui t'écrase,
Ecrases-le à ton tour, casses toutes
Les aiguilles, tout ce qui t'indique
Que tu penches... Ne perd aucune
Goutte de ce précieux liquide
Impalpable,invisible,indomptable...
La vie coule ....fuit...fluide...
à flot...
12 janvier 2008
marchant
Marchant, je croise les zéphirs, Aquilon
Ils me murmurent un message,
qu'elle m'a peut être envoyé...
Marchant, je longe les vagues
le regard lointain, j'espère
la voir à l'horizon sur un voilier...
Marchant au large, je sens et respire l'iode,
la mer qui nous rapproche et nous sépare...
Marchant au hasard, je vois
des mains dans les mains
et sens des odeurs de gaufres et de crèpes
destin croisés.
un jour, je traverserai cette mer
et j'irai la rejoindre
de l'aute coté, ma sirène transformée...
on marchera ensemble...
08 décembre 2007
verre vert
Voilà un texte assez bizarre écrit dans un cours où je m'ennuyais...
Ecrit également sous l'effet de la fatigue.
Ce n'est pas tant la signification qui est imortante mais la sonorité...
Un verre vert, qu'on remplit de rouge, puis de blanc puis de rosé
Garde le vert verdoyant tant rêvé par le rêveur.
On le vide au bidon vite ce vin vertueux.
Il nous accueille avec chaleur
En son coeur, où l'on cueille l'heure.
Il délie les langues, les coeurs
Lache les rires et les pleurs.
Puissant poison que l'on adore ingérer
Sur terre sur l'eau,en bas, en haut.
Ce verre vert a une histoire a voir
Une histoire à boire.
Plus on le vide,plus on parle,
Plus on parle plus on s'enrichit
Plus on le vide moins le temps passe vite...
Le sablier inversé coule à l'envers,
Se déverse et montre le temps qui ne passe pas...
Le temps se ralentit et n'existe plus...
Le verre se remplit...
prenons nos bagages
Prenons nos bagages et allons nous en!
Soyons citoyens du monde
Explorons la terre
Explorons la mer
Explorons les airs
Franchissons les frontières
Apprenons les différentes cultures
Découvrons les hommes, leurs traditions
Dégustons ce que la terre nous offre, ce que la mer nous donne
Priviligiés de notre temps, de notre époque,
Soyons touristes, soyons humains!


